Fils d’un joueur professionnel, les frères
Mitchell grandirent près de San Francisco. James Lloyd "Jim" Michell, né le 30 novembre 1943 à Stockton (Californie) aspire à une carrière de réalisateur au cinéma. Alors qu’il
est à l’école, il travaille aux "Follies", un cinéma diffusant des "nudies" où il put constater l’attrait des spectacles de nudités, et se rendit compte de l’opportunité lucrative qu’offrait une
carrière dans la pornographie ; il s’y engagea avec son frère Arthur Jay "Artie" Mitchell, né le 17 décembre 1945 à Lodi (Californie) et fraichement libéré des
obligations militaires.

Une partie des bénéfices de Derrière la Porte Verte va être utilisée pour produire films hardcore assez somptueux, du moins ambitieux, dont la
Résurrection d'Eve (Resurrection of Eve – 1973, à nouveau avec Marilyn Chambers) et Sodome et Gomorrhe (Sodom and Gomorrah : The Last Seven Days –
1975). Un de leurs derniers films à gros budget était The Grafenberg Spot (Double Insight for Traci Lords - 1985), avec
Traci Lords, encore mineure et qui avait utilisé une identité
frauduleuse pour tourner dans des films pour adultes.
En 1991, sous la pression incessante de son entourage, Jim se doit de réagir aux addictions d’Artie (alcool & cocaïne) ; il
se rend chez Artie le soir du 27 février 1991 et, avec le fusil qu’il a hérité de son père, il abat son frère, de sang-froid, selon le procureur ; Jim parle d’accident, alors qu’il voulait
convaincre son frère de se faire soigner. Il fut condamné à 6 ans pour homicide volontaire mais fut libéré au bout de 3.
Née Marilyn Ann Taylor le 22
avril
1952
à Westport
(Connecticut),
Marilyn Chambers est surtout connue internationalement pour ses rôles dans Derrière la Porte Verte (Behind the Green Door de Jim & Artie Mitchell - 1972), Insatiable (de Stu Segall - 1980) mais
également par les amateurs de Fantastique pour Rage (Rabid de David Cronenberg - 1976).
A dix-huit ans, elle part pour pour Los Angeles en vue de démarrer une carrière
cinématographique et elle décroche un petit rôle aux côtés de Barbra Streisand et George Segal : dans La Chouette et le Pussycat
(The Owl and the Pussycat d’Herbert Ross – 1970). Elle pose également pour des photos publicitaires dont une qui servira de visuel à une marque de
lessive de la marque Ivory Snow, de Procter & Gamble.
Cette notoriété aura pour conséquence également d’amener Procter & Gamble à mettre fin au partenariat avec leur marque Ivory Snow, l’image de la marque pouvant
être écornée par les activités de la belle dans cette Amérique encore bien pudibonde.

Marilyn pensait que cette notoriété propulserait sa carrière mais il n’en fut rien, à l’exception du rôle principal dans le film
Rage de David Cronenberg en 1976 et une tentative dans la chanson disco (single Benihana en 1976).

En 1980 elle rempile donc dans le X avec Insatiable, qui deviendra aussi un classique du
X US de par justement le retour de la belle. A nouveau elle enchaine quelques pornos mais la peur du Sida la freinera, ne tournant plus que des softs jusqu’en fin des années 90 où elle retournera
au X. Durant cette période, elle apparait également dans quelques petites comédies ou drames mais rien de mémorable.
Katharina und ihre wilden Hengste 1 & 2 (2 parties 90’ + 85’ – Herzog)
Catherine la Tsarine Nue (salles / vidéo-Fr)
Allemagne de l'Ouest / 1983 / 114’ / sortie en France le 29/10/1987 en province
Réalisation Scott Hunt (Klaus König & Alois Brummer non crédité)
Production : Alois Brummer pour AB-Film
Avec : Uschi Karnat(Sandra Nova), Frank Williams (Werner Singh), Jean-Paul Blondeau, Angela Fellini, Christian Beumer, Vladimir Tartakovski, Nadja Boyer, Sylvia Franke, Sascha Atzenbeck, Jacqueline Roussel, Mara Soerensen, Robert Wagner, Eva-Maria Falk, Carmen Chevalier…

La version présentée ici par l’ami Locostone correspond à la
version éditée en France par René Château et totalise une durée de 114 minutes, ce qui ne nuit en rien au déroulement de l’intrigue mais laisse rêveur quant aux séquences que doivent proposer en
plus les 2 DVD parus chez Herzog qui propose le film en 2 parties mais sans option francophone.

C’est donc un X de très bonne facture, comme le sera également Les Orgies de
Raspoutine proposé ici même le par Locostone mais que je trouve pour ma part tout de même un poil inférieur aux
premières aventures de la belle Joséphine, même si les moyens déployés sont ici plus importants et visibles à l’écran. Les allemands ont su, au travers de ces films, se faire une vraie spécialité
après les bases posées par Billian et Otto, comme un Werner Hedman l’a fait au Danemark pour ses films en costumes (qui présentent bien des qualités en commun, même si on y appuie un peu plus
l’aspect comédie avec les personnages interprétés par Ole Søltoft par exemple). Par exemple, un film comme Initiation d’une Jeune Marquise en France (1989 – Pierre B. Reinhard),
au-delà de ses qualités, se voit affublé d’un humour assez lourdingue qui interdit le décalage si séduisant de ces productions, en plus de se voir démystifier avec une fin ramenant à l’époque
contemporaine.

Elle est née en Allemagne le 3 mars 1952 et débute au cinéma au tout début des années 70 dans
des petits polars (St Pauli Report – 1971) et très vite des apparitions dans des comédies paillardes
teutonnes où elle peut d’emblée exprimer l’étendue de son talent, se foutre à poil pour être clair. Dès 1974, elle tournera pour Siggi Götz, Erwin C. Dietrich, Walter Boos et même pour un film
produit par Erwin C. Dietrich qu’aurait co-réalisé sans crédit Jess Franco : Weiße Haut und schwarze Schenkel.
En marge, elle tourne déjà des loops (par exemple Miezen, Mösen und Moneten – 1975 où elle
« croisera » Frithjof Klausen, futur beau-père de Joséphine dans le 1er film de la
série, Stoßgebet für meinen Hammer – 1976 pour Hans Billian). En 1976, elle tourne pour Alois Brummer (2 geile Hirsche auf der Flucht) aux côtés de Josef
« Sepp » Gneißl (vous suivez ?).
nous vaut Parfums de lingeries intimes (1980 – M. Caputo), Jeunes
filles en chaleur à sodomiser (1981 – M. Goritschnig), Rêves de jeunes filles volages (1982 – C.B. Aubert).
1982 : retour en Allemagne pour sa contribution à la saga Josephine
Mutzenbacher, épisodes 3 & 4 pour Gunter Otto, suite à quoi elle enchainera avec ce Catherine puis le Raspoutine. Elle continue à tourner en France
pour Michel Caputo, Alain Payet, Jean-Luc Brunet, José Bénazéraf, Michel Ricaud… ainsi qu’en Allemagne et en Italie. Elle côtoiera les Stars comme Catherine Ringer, Ilona Staller, Moana
Pozzi, Rocco Siffredi…

Dans les années 90, elle participe à la saga Heidi que Gunter Otto & Jürgen Baumann tournent en vidéo cette fois et qui met en vedette Tanja Fielmann (Heidi 3 :
In der Heidi ist's am schönsten – 1992, Heidi 2 : Im Wald und auf der Heidi – 1992, Heidi, Heida 1 - 1994) ainsi que dans une série de 2 films Hansel & Gretel où elle
interprète la sorcière. Elle est également un personnage récurrent de la série Specialklinik Frau Dr. Kukumber, en 1992/1993 où elle interprète apparemment une bonne sœur !
;-)
LA CHRONIQUE DE THROMA:
la nurse Enfusoria (Rene Bond) et enfin deux bonimenteurs vrp se faisant passer pour des prédicateurs. L'un d'eux, jeune éphèbe (plutôt une tête de con,
évoquant un clone de William Katt), se révélera être le salut libérateur de Randy. C'est le coup de foutre immédiat entre ces deux-là qui forniquent sans plus attendre. Son hôte féminin étant
cette fois pleinement consentant, Satan n'a plus qu'à s'éclipser devant l'Amour triomphalliQue, avec un grand A, et un gros Q, le temps de se nicher dans un nouveau foyer confortable. Et pourquoi
pas justement entre les parois intimes de Rene Bond ? La morale est sauve, même si Dieu n'y est pour rien.
Pas étonnant puisqu'hormis Rene Bond (starlette du porno soft, qui franchira le cap du hard dès le milieu des seventies et surtout connue pour être l'une
des premières vedettes du X pourvue d'un buste retapé, en attestent ses premiers "nudies" où elle est encore plate comme un dessous de verre), les autres comédiens proviennent du circuit de la
"sexploitation", dont trois déjà croisés dans "La vie intime du Docteur Jekyll" ; il s'agit en l'occurrence de Linda York, Rene Bond et Jack Buddliner, ici dans le rôle du deuxième faux
prédicateur. Du coup, lorsque survient prématurément la fin du film, au bout d'une petite heure seulement, l'amertume est de rigueur. On en redemande. "Encore ! Encore !" Comme le clamerait
Bèzléputh.
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